FANTASME DU MOMENT
18/06/2010 11:54 par elfe06
A nouveau un texte qui fait preuve de mes fantasmes du moment...
Déjà une envie d'être offerte, sans savoir encore quels sentiments cela procure.
En tout cas, une ne vie folle d'appartenance... De ne plus rien diriger, d'être Votre...
Jeudi 18 janvier 2007...
Une fois de plus, je l'attend...
Nos dials se sont intensifiés. Je rentre vite du travail pour pouvoir le rejoindre...
J'aime ces moments ou nous sommes en ligne, ou je lui appartiens, virtuellement.
Chaque fois, le sénario est immuable. Il me demande comment je suis habillée. Je répond que je me suis empressée de venir me mettre à se pieds, encore en tenue d'éduc...
Je pourrai me mettre en tenue de soumise avant de me connecter. Mais j'aime recevoir cet ordre.
Il me demande de me mettre en escarpins, avec mon collier. Je dois rester à disposition, jambes écartées.
Parfois, il a un dossier à traiter. J'ai donc l'autorisation de vaquer à mes occupations, mais la cam veille. Je sais qu'il m'observe.
C'est très excitant.
Les taches ménagères prennent alors une autre tournure, plus agréable....
Chaque fois, il me demande d'être pluggée, ou avec les pinces sur les seins.
Ces moments là sont toujours très intenses, et me donnent l'envie que la séance physique arrive vite.
Aujourd'hui, il vient....
Comme la dernière fois, j'ai préparé un petit repas.
J'aime cuisiner en l'attendant. Déjà une impression de lui appartenir. D'être dans la bulle...
J'ai épilé mon intimité. Procédé au lavement de mon anus...
Je veux que tout soit parfait.
Enfin, l'appel téléphonique. Il est proche.
Juste le temps de vérifier que tout est bien en place. Les jouets, la table, l'appartement, moi.... Tout va bien....
Il sonne à l'interphone. J'ouvre, enfile mon collier; et me place comme il me l'a demandé, face à l'entrée, cuisses ouvertes, à disposition.
Mon entrejambes coule déjà. Je le sent dégouliner tandis qu'il n'en est qu'à monter les escaliers...
Il entre. Dépose dans l'entrée ses effets personnels.
Il prend possession de moi par ses mains. Je ne peux le regarder. Je ferme les yeux.
Il m'embrasse. Glissant en même temps une main dans mon entrejambes, qu'il découvre ruissellant....
Etonné, il ne résiste pas au plaisir d'une photo.
Je me livre, comme il le souhaite, impudique et offerte.
Il a décidé de jouer avec le coffre aujourd'hui.
Cambrée, mais appuyées sur le coffre, je reçois ma punition pour les fautes que j'ai commis en son absence.
Ce sont souvent des fautes liées au fait que j'ai une nette tendance à la masturbation et donc à la jouissance sans autorisation.
Souvent, le week end, alors que ma machine à fantasmes fonctionne à plein régime, san spouvoir expluser, car il n'est pas là, je ne peux m'empécher de me faire jouir...
Je lui avoue bien sur mes fautes dès le lundi.
Et là, maintenant que le voila présent, il me faut expier....
Les coups de cravaches tombent drus sur mes fesses....
Je les sens qui me brulent... Mais cette chaleur réveille en moi la fontaine qui sommeille et qui s'écoule pour l'heure doucement entre mes cuisses....
Il me positionne ensuite sur le coffre, bracelets et chevillères qui m'entravent...
Je ne peux plus bouger. Je suis sans défense.
Un plug dans mon cul... Il entreprend alors de me goder la chatte... J'essaie de retenir cette jouissance que je sens monter du tréfond de mes entrailles...
Je sais maintenant que je dois demander l'autorisation avant de jouir.
D'une toute petite voix, je dis: " l'autorisation Maître???"
Son "vas y" me libère enfin.... Je jouis fort, me tordant autant que je le peux. J'expulse cette eau qui est en moi....
Je sens que c'est pour lui un moment intense. Il est parfaitement Maître de mon corps.
Moi, je ne suis plus qu'une petite chose pantelante, qu'il recueille au creux de ses bras, pour un moment de réconfort sur le canapé...
Nous passons ensuite à table. Moment ou nous devisons ouvertement, de tout et de rien. Je garde cependant le vouvoiement... Mais j'aime cet instant ou je bascule du coté "Corinne", tout en restant Elfe, celle que je veux être pour lui.
Bien vite, il me fais redevenir totalement Elfe.
Petite chose livrée à ses désirs, à ses plaisirs, qui sont instinctivement si proches des miens.
Plaisir de constater, au travers de cette troisième visite, que nous sommes complètement en phase.
Tout se déroule naturellement. Comme s'il avait prévu chaque instant, orchestré chaque moment.
Il me confiera, plus tard que non. Que, même s'il pense beaucoup à chacune de nos séances, il ne prépare rien, il agit au feeling du moment, qui est toujours très fort.
La séance se déroule, de contraintes en jouissance, de moments tendresses en moments cruels... Délicieusement cruels.
Nous continuons à nous apprendre, sans aniccroches, sans hésitation.
Il est attentif à chacune de mes réactions, épiant les moments ou il peut aller plus loin, ou il doit s'arréter avant que je ne sois contrainte de dire STOP.
Enfin, il est l'heure de nous quitter. Je reçois l'ordre de prendre sa queue dans ma bouche... Il ne tarde pas à jouir, excité par ce que nous venons de vivre...
La séparation est douce, repus que nous sommes l'un de l'autre et de ces moments intenses....
Décembre 2007:
Aujourd'hui, il vient chez moi.
Depuis trois semaines, nos rapports sur msn se sont intensifiés.
Il me demande de me mettre en cam dès que je suis à la maison.
Je dois, le plus souvent être nue, en escarpins et bas.
Il m'a dit, au retour de notre première rencontre, qu'il avait trouvé mes escarpins un peu trop sages....
Evidement.... Je ne suis pas une femme à chaussures.... Ceux là me servent aussi bien à travailler qu'à vivre le reste de mon quotidien... Alors, les talons de 5 centimêtres suffisent bien, sourire.
Un beau jour, il me dit, "surveille ta boite aux lettres..."
Quelques jours plsu tard, une boite... Une magnifique paire d'escarpins vernis... Avec des talons d'une hauteur vertigineuse...
Dès qu'il me demande de les mettre, je me sens belle...
L'affinement des jambes, la grace que cela demande impérativement pour marcher avec...
Durant les moments que nous passons ensemble, il me demande souvent d'executer quelques actes de séance.
Des pinces sur mes seins, un plug dans mon anus....
Je vaque ainsi à mes activités ménagères, me sentant pleine de lui.
J'aime ces moments d'appartenance, ces moments ou les actes du quotidien pèsent moins car ils sont plus "ludiques".
Donc, aujourd'hui, 19 décembre, c'est le grand jour.
Il va entrer dans mon intimité quotidienne, dans mon "chez moi", dans ce que je protège le plus...
J'ai fais mon ménage, prévu un petit repas....
Je me démène pour que tout soit parfait. Je ne veux pas de fausses notes.
Il arrive enfin. Sonnerie de l'interphone. J'ouvre... Vérifie une dernière fois que tout est en place....
Il m'a demandé d'être en chemisier et jupe... Sans rien dessous biensur...
Je dois l'attendre, mains dans le dos, face à l'entrée de mon salon...
La porte s'ouvre.
Je ferme les yeux, instinctivement.
Je l'entend poser ses affaires dans l'entrée, puis s'approcher de moi....
Il me caresse le corps, en reprend physiquement possession...
Mon entrejambe coule déjà.
Doucement, je me laisse apprivoiser, je le laisse prendre possession de moi, j'entre en soumission.
Corinne s'efface peu à peu, laissant place à Elfe...
Il a amené un sac, il en retire le collier, me la passe autour du cou...
Puis, il me présente les objets....
Ceux là même qu'il avait amené à Fréjus...
J'ai préparé un petit repas, fait de mets de noël, puisque nous en sommes proches...
Le sapin qui trone dans mon salon en atteste...
Mais je en veux pas que ma vie courante perturbe la renaissance d'Elfe.
Alors, j'ai oté les photos du mur, et retournées celles qui étaient en cadres.
Nous nous mettons à table. Instant de tranquilité, ou nous échangeaons sur tout et rien, évitant tout de même de trop entrer dans nos intimités respectives.
Je sais que la suite sera plus délicate, mais j'ai hate de retrouver les sensations de la première séance.
Je débarrase la table, il installe une corde à ma ballustrade...
Une chaine la prolonge... Il me met en extension.
Nous n'avons pas pu faire ça dans la chambre d'hotel.
C'est nouveau pour moi de me retrouver pieds et poings liés, à la merci de cet homme que je prend déjà plaisir à appeller "Maître".
Il a fabriqué une barre d'écartement, qu'il me fixe aux pieds après avoir enserré mes chevilles de liens de cuir...
J'ai un peu peur... Comment vais je réagir à la cravache dans cette posture?
Elle est rude cette cravache. C'est un outil de dressage...
Chaque coup qui tombe me laisse meurtrie sur la peau, mais les marques les plus prenantes sont celles qu'elle laisse dans mon esprit....
Il me détache, temps d'apaisement.
Les larmes n'ont pas coulé, mais ce n'était pas loin.
Il a su aller juste là ou je pouvais le suivre, sans plus.
Attentif à mon ressentit, cherchant à lire dans mon regard ou était la limite...
L'après midi se passe, avec l'utilisation de tous ses jouets. Il se sert aussi beaucoup de mon intérieur.
Le coffre en bois, sur lequel je me retrouve offerte et impuissante, le canapé, qui sert aux moments d'apaisements...
Les sensations sont toujours aussi fortes, peut être plus encore, car vivre ça dans mon intérieur, dans mon décor quotidien, ajoute à l'intensité des moments.
Quand il sera parti, je retrouverai encore longtemps ces moments, au hasard des images qui sont fixées dans mon esprit....
Au moment de son départ, il me demande si je peux garder les jouets chez moi...
Par là, il me signifie qu'il veut y revenir, qu'il veut que l'histoire continue.
Il en est de même pour moi. J'accepte donc de devenir dépositaire de ses objets....
je ne sais pas encore qu'ils deviendront Notres.
Encore loin de me douter ou tout cela nous emmenera....
23 Février 2010. Je suis sur le quai de la gare.. Même heure, et même destination qu'il y a trois ans et demi...
Je vais aussi retrouver la même personne. Celui qu'il y a trois ans et demi, j'avais découvert sur ce quai de la gare de Fréjus, pour la première fois.
Mes pensées me ramènent en arrière, alors que je m'installe dans le train.
Flash back....
Novembre 2006...
Pourquoi suis je ici, à attendre un train qui m'emmènera vers quelles contrées...
Les pensées se bouculent dans ma tête...
Je tente de les calmer. Après tout, je ne suis obligée à rien. Je peux dire non à tout moment.
Qu'est ce que je vais faire labas?
Que vais je y chercher?
Ma vie a pris un tour nouveau quand j'ai réalisé que les relations vanilles ne me correspondaient plus.
J'ai cherché désespérément ce qui pourrait encore éveiller en moi cette flamme, ce qui ferai que je me sentirai encore femme, vivante...
Rétrospetivement, en repensant à mes histoires précédentes, je me suis aperçue que je voulais donner...
J'avais ce besoin insensé de donner de moi, donner à l'autre, veiller à son bien être, à son bonheur.
J'avais besoin de me sentir petite, de ne plus décider en présence de l'autre, de lui laisser les rènes de ma vie, et qu'il fasse de moi ce qui lui plait...
Mais les vanilles ont ceci de particulier, qu'ils faut qu'ils collent à l'air du temps.
Et l'air du temps est aux femmes libérées, autonomes, qui gèrent et dirigent leur vie de famille comme elles dirigent leur carièrre professionnelle...
Moi, je veux diriger ma vie, la mener de front. Me battre pour obtenir ce que je veux vraiment.
Mais dans les bras de l'autre, je ne veux plus rien avoir à gérer. Je veux simplement me laisser aller, le satisfaire, lui appartenir.
Comme avant, les femmes appartenaient aux hommes, par état de fait....
Régression !!! allez vous me dire.
Non répondrai je. Liberté suprème...
Celle de s'offrir intégralement et inconditionnellement à celui que l'on a choisi, en dehors de tout context social, en ayant plus rien à prouver, en étant simplement soi même, et pas ce que la société veut que l'on soit.
Alors, toutes ces réflexions, je les livre aujourd'hui. En ce jour de Juin 2010.
Elles sont le fruit de multiples moments d'intérrogation. Car on ne devient pas soumise comme on devient caissière de supermarché. C'est une quète intérieure, et (oui, j'ose le mot) une quète spirituelle.
Il va de soit que, sur ce quai de gare, en attendant mon train par ce jour de novembre 2006, je suis loin de ces conclusions.
Je n'ai en tête que ce que je m'aprète à faire... Avec un peu de honte.... Mais bien déterminée à passer au moins une fois le coté de cette barrière qui m'attire tant.
J'ai reçu des ordres avant de partir.
Je dois être en escarpins, jupe, chemisier, sans sous vétements, porter mes boules de gaisha (celles qu'un copain m'a offert un jour et dont je ne me suis jamais servi...). Je ne dois pas porter de sous vétements...
Tout cela est bien inhabituel pour la petite elfe...
Elfe... Je l'ai créé pour mes contacts "coquins", mais elle a bien évolué depuis...
Tout d'abord sur meetic, comme tout le monde...
L'elfe représente pour moi la femme suprèmement libre, puisqu'ailée...
Petite chose fragile, et en même temps forte de la magie qu'elle dégage....
La petite Elfe à donc commencé à "grenouiller" sur les sites de rencontres classiques, puis, elle a croisé un libertin...
L'entrée dans ce milieu, ou je n'ai croisé alors que des gens respectueux et complices, m'a fait toucher du doigt que cela me plaisait, mais que je devais toutefois aller plus loin dans ma recherche sexuelle.
Je me suis alors sentie à nouveau attirée, comme quand j'étais adolescente, par ces images ou les femmes sont contraintes par les hommes... et ou elles finissent toujours par accepter leur domination.
"Domination", le mot était laché... Celui qui s'y associe, est soumission...
C'est cela que je voulais être. C'est de ça que se sont nourris mes fantasmes dès ce moment...
Je retrouvais les premières sensations, de mes émois adolescentes, quand, le soir, je me faisait des histoires peuplées d'hommes (jeunes à l'époque) à qui j'appartenais corps et ame...
La vie ensuite, a voulu que je n'ai plus le temps de me pencher sur ces fantasmes... Je les ai enfouis au fond de moi pendant 30 ans....
En ce jour de novembre 2006, je sais qu'une page se tourne, que je vais vers la réalisation de ces fantasmes...
J'ai croisé cet homme sur un site spécialisé. Tout d'abord, le dialogue fut courtois.
Honnète, il me dit immédiatement qu'il était engagé.
Naîve que j'étais, je pensais alors que le BDSM pouvait se pratiquer comme le libertinage. Sans implication sentimentale.
Donc, le fait qu'il ai une autre vie m'importait peu. J'étais d'ailelurs persuadée qu'il y aurait peut être une ou deux rencontres, mais que cela n'aurait pas de suite.
Alors, comme je lui ai dit ce jour là, "ça ne me pose pas de problème, c'est vous qui en avez un..."
Mais comme cela m'importait peu, je ne me suis pas étendue sur le sujet.
Il m'affirmait que, malgré la distance qui nous séparait (500 kilomêtres), sont emploi de commercial pouvait lui permettre de nous voir de temps en temps.
Pour ma part, commençant à m'installer dans ma vie de célibataire, c'était bien suffisant...
Retour en 2006: le train entre en gare d'Antibes.
Je monte... Je m'installe et tente de lire un magazine.
Mais je ne peux pas fixer mon attention. Je "connais" virtuellement cet homme depuis deux mois.
Nous avons déjà joué, tout aussi virtuellement, et, je dois reconnaitre que ses ordres, et le fait d'y obéir, me procurent une excitation troublante.
Bien plus forte que ce que je n'ai jamais ressentit en vanille...
Je n'ai pas pu obéir complètement aux ordres qu'il m'a donné pour cette rencontre.
Les boules sont dans mon sac, et je porte des sous vétements.
Il faut que je calcule le temps pour pouvoir me changer avant d'arriver à Fréjus.
Dix minutes avant l'entrée en gare, je me dirige donc vers les toilettes.
Si, jusque là, j'ai réussi à être étrangement froide, autant dire que le trouble monte en me déshabillant dans cette étroite cabine...
Mon petit string passe dans mon sac.
J'en profite pour y prendre mes boules, que je met en place.
Je me souviens que cela à donné lieu à une discussion....
Tiendront elle en place sans sous vétements? Nous n'allons pas tarder à avoir la réponse...
Le soutien gorge va rejoindre le string au fond de mon sac.
Une grande inspiration, et je sort de ma boite...
Je m'installe dans le sas de sortie.
J'ai l'impression que les gens me regardent, qu'ils savent que je suis nue sous mon petit chemisier, et sous ma jupe.
Pour le haut, c'est possible... On peut voir mes tétons qui pointent sous mon petit chemisier sage....
Gare de Saint Raphael Vallescure...
La tension monte... La prochaine est pour moi...
Gare de Fréjus... Le train s'immobilise. Je descend...
Je me sens gauche dans ma petite jupe, achetée récemment, car je n'ai pas, dans ma garde robe de jupe aussi courte. En fait, je n'ai presque pas de jupes... Ce n'est pas mon style...
Je descend les escaliers qui conduisent à la sortie. J'arrive sur le quai d'en face. Peu de monde... Il est là.
Stature imposante. Mon dieu Elfe, composes toi une image vite fait. Reprends de l'assurance.
Je me sens "godiche" au possible. Façon petite provinciale qui débarquerait à Paris...
Il vient à ma rencontre.
Mon coeur s'accélère... Que suis je venue faire dans cette galère???
Calmes toi Elfe...
Il est question d'un repas au restaurant. Tu peux toujours faire demi tour ensuite....
"Bonjour Elfe"...
Une bise sur chaque joue...
Banalités échangées. Il me demande comment je vais, et si je n'ai pas trop peur, de me retrouver ainsi avec un inconnu.
Je joue la fille très sure d'elle. Lui affirmant que toutes ses coordonnées sont sur mon bureau, et que, si je ne rentre pas chez moi ce soir, on saura ou chercher... sourire.
Ce n'est même pas vrai...
Mais je n'ai pas peur. Il se dégage de cet homme un équilibre étonnant, qui ne peut qu'inspirer confiance...
Il me propose un repas au restaurant. Nous nous retrouvons attablés dans un "chinois". Je déteste la nourriture asiatique...
Il est encore un peu tot pour manger... Nous optons pour un apéritif qui nous fera patienter.
Nous parlons de tout et de rien. Nous reprenons, naturellement, le cours de nos dialogues virtuels.
Tous comme en virtuel, il me tutoie, je le vouvoie....
Le repas, execrable...
Tant pis, je n'ai pas vraiment faim....
Un café... Il règle l'addition et nous sortons.
Devant le restaurant, cette phrase qui fuse et restera à tout jamais gravée en moi:
"Soit je te ramène à la gare, soit tu montes dans ma voiture, et tu deviens Elfe... Que choisis tu?"
Sans oser le regarder, la réponse fuse... Je n'ai pas eu un instant d'hésitation.
"Je viens...."
Il me dirige à sa voiture. Nous roulons. Les idées tournent dans ma tête. Impossible d'en alligner deux de cohérentes.
Je crois que nous avons peu parlé pendant le trajet. Il semble presque aussi tendu que moi.
Que ce passe t il a cette minute, dans sa tête???
Un rond point.. Il fait demi tour...
Un parking d'hotel...
"Tu attends ici, sur le parking... Je te téléphone pour te donner le numéro de la chambre."
J'attends donc. Ai je le temps d'allumer uen cigarette?... La tension est si forte que j'en ai bien besoin...
Le téléphone qui sonne... Un numéro de chambre...
Je peux encore partir... C'est en fait maintenant que je fais mon vrai choix...
J'entre dans le hall de l'hotel.
Heureusement, le receptionniste ne me demande rien...
L'ascenseur... Un couloir... Une porte.... L'avenir d'Elfe est là derrière, mais malgré ce stress qui me noue l'estomac, je suis loin d'avoir conscience qu'en poussant cette porte, c'est ma vie qui va prendre un autre tournant...
Aujourd'hui, quand je vois les photos de cette première séance, quand j'écris tout cela, tout me parait proche et à la fois lointain.
Les images sont restées dans ma tête, intactes, mais la petite Elfe de ce jour là est maintenant bien loin...
Un peu de regêt, d'avoir perdu cette naïveté, et pourtant tellement de bonheur, en regard de ce que nous vivons aujourd'hui... Que de chemin parcouru....
Je pousse donc la porte entrouverte. Il est là, paraissant encore plus grand dans cette petite chambre d'hotel.
Il me demande de me déshabiller, de ne garder que mes escarpins et mes bas.
Me voici nue, presque inpudique, devant un homme que je ne connaissais pas visuellement il y a encore deux heures de ça...
Il me passe un collier autour du cou. Collier tout simple et sans artifices. Un simple tour de cou en cuir, tel qu'en portent les petites chiennes...
Immédiatement, il me plaque face au mur, d'une main ferme. Etrangement, je n'ai aps peur...
Il me lie les mains dans le dos, place une cravache entre mes jambes... Il prend alors, ce qui deviendra la première d'une longue série de photos...
Elfe vient de naitre...
Pour la première fois, je lui dis "Maître".....
Pendant toute la séance, mon excitation grandit, au fur et à mesure qu'il prend possession de moi.
Doucement, je m'abandonne, lache prise. Il est attentif, à l'écoute de mon corps...
Les pinces, que j'accepte étonnament bien pour une première fois... Les premiers coups de cravaches...
Les heures passent, sans que nous nous en rendions compte, trop pris par cette découverte de ce nouveau jouet... Pour lui, mon corps, pour moi, le BDSM.
En fin de séance, il place son sexe dans ma bouche, pour que je le fasse jouir...
J'ai tant eu de plaisir aujourd'hui que je lui dois bien ça...
Il est convenu entre nous, que, au vu de sa situation familiale, il ni aurait pas de rapport sexuels.
Mais manifestement, le monsieur a pris des cours avec Georges Buch, la fellation ne parait pas être pour lui un rapport sexuel...
Il n'arrive pas à ses fins, trop ému sans doute par ce qu'il vient de découvrir. Le plaisir de trouver un corps qui répond parfaitement aux sollicitations, un corps qui vibre, qui vit son plaisir.
Je me rhabille enfin, tandis qu'il se rajuste.
Un dernier verre dans un café proche de la gare....
Il me dit que, bizarrement, il ne se sent pas coupable de ce que nous venons de faire.
Je lui répond qu'il ni a pas de raison, qu'il ne s'agit là que d'un moment de détente, un cours de yoga....
Je me retrouve sur le quai de la gare, en sens inverse...
Je vais rentrer chez moi, encore incapable de mettre des mots sur ce que je vient de vivre.
Vaguement consciente que ma vie vient de prendre un tournant nouveau... Mais je suis à cent mille lieux de me douter du quel....
Dans le train, un appel... Son nom s'affiche.
Il me dit que j'ai oublié ma ceinture à l'hotel.... Acte manqué sans doute.
Il ne peut la garder, trop compromettante. Je lui dis de la jeter. Tant pis pour la ceinture.....